Partie 2 : comment choisir les setups de search arbitrage à tester.
Spytrend a ajouté l’Arbitrage de recherche, une option disponible avec tous les abonnements, avec sa propre rubrique sur le site. Elle couvre les publicités de search arbitrage sur Meta qui envoient les utilisateurs vers des articles et des pages de recherche monétisés par des clics sur des publicités Google, Yahoo ou Bing. Pour presque chaque publicité, vous pouvez voir le réseau de monétisation (identifié pour 99 % des publicités en septembre), le type de monétisation, le verdict (arbitrage confirmé ou probable), les mots-clés intégrés à l’URL, le domaine final et toute la chaîne de redirections.
Avant, analyser un setup de search arbitrage nécessitait de rassembler les éléments : trouver la créa dans Meta Ad Library, puis extraire manuellement les mots-clés des URL. Désormais, tout figure dans la même fiche publicitaire.
Pourquoi toutes les données ci-dessous portent-elles sur septembre 2026 ? Nous réservons les données récentes aux abonnés. Un chiffre pour se faire une idée du volume : sur les 30 jours du 3 octobre au 1er novembre, la rubrique a ajouté 3,26 millions de nouvelles publicités de search arbitrage, doublons compris.
Données Spytrend de septembre 2026, exportées le 2 novembre 2026. Les captures d’écran de l’interface ont été réalisées le 2 novembre 2026.
Qu’est-ce que le search arbitrage en 2026 ?
Le parcours est simple. Vous achetez un clic sur Meta. L’utilisateur arrive sur un article ou une page de recherche, clique sur l’une des « recherches associées », voit des résultats de recherche avec des publicités, puis clique sur la publicité d’un annonceur. Seul ce dernier clic génère un revenu ; vous payez tout ce qui le précède. Le bénéfice correspond au revenu du feed par clic entrant depuis Meta, moins le CPC (coût par clic sur Meta). Les feeds indiquent le RPC (revenu par clic), mais celui-ci mesure le revenu par clic sur une publicité dans les résultats de recherche, pas par clic entrant depuis Meta : des utilisateurs quittent le parcours aussi bien sur l’article que sur la page de résultats.
Un fournisseur de feed fait l’intermédiaire entre vous et les publicités : Tonic, System1, Predicto, Visymo, Media.net, Sedo et d’autres. Ces fournisseurs ont des contrats avec Google AFS (AdSense for Search, les publicités Google dans les résultats de recherche sur des sites tiers) ou avec les feeds Yahoo et Bing. Vous, non.
Ce modèle est aussi appelé search feed arbitrage. Dans les milieux du media buying russophones, il est parfois confondu avec les pages satellites et l’arbitrage publicitaire contextuel. Ce sont des modèles différents. Les pages satellites reposent sur le trafic organique ; ici, vous achetez du trafic. L’arbitrage publicitaire contextuel consiste à acheter du trafic Google Ads vers une offre ; ici, vous n’achetez pas du trafic Google, vous vendez un clic sur une publicité dans les résultats de recherche. Il existe aussi le search-to-search arbitrage, qui consiste à acheter du trafic de recherche et à monétiser les résultats de recherche, mais cet article se concentre sur Meta.
Au cours de la dernière année et demie, Google a considérablement durci les règles :
- Google a commencé à supprimer progressivement le parking de domaines via AFD (AdSense for Domains) en mars 2025, puis l’a entièrement supprimé le 10 février 2026. Les options restantes sont les pages de recherche via AFS et les articles avec des blocs de recherches associées via RSOC (Related Search on Content).
- Depuis le 25 août 2025, Google applique RAF (Restricted Access Features). Sans RAF, une page est limitée à cinq termes et un bloc, et Google choisit les termes. Les termes personnalisés sont réservés aux comptes disposant de RAF. L’accès doit être approuvé par un responsable de compte AdSense. Pour le conserver, un compte doit générer plus de 10 000 $ de revenus mensuels pendant au moins trois des quatre derniers mois et ne faire l’objet d’aucun avertissement pour infraction.
- Depuis le 1er novembre 2025, les pages RSOC qui reçoivent du trafic acheté doivent transmettre à Google le texte exact de la créa publicitaire d’origine via referrerAdCreative. Ne pas transmettre le texte de la créa constitue une infraction. En pratique, la créa et les mots-clés sont désormais contrôlés ensemble.
À retenir : le search arbitrage est devenu plus strict, et monter un setup au hasard coûte cher. Étudier ce que les autres font déjà tourner revient moins cher.
Pourquoi les media buyers utilisent le search feed arbitrage, et où cela se complique
Les avantages sont clairs. Il n’y a ni offre ni processus de validation des leads, pas de centre d’appels, et vous n’avez pas à attendre qu’un client finalise un achat. Vous pouvez travailler sur presque tous les sujets : voitures, implants dentaires, crédits, logement, emploi ou voyages. Les limites sont celles des règles de Google et de Meta. Le passage à l’échelle se fait par pays et par langue : le même article peut être traduit et utilisé sur différents marchés.
Mais l’« absence de délai de paiement » est un mythe. Les feeds paient à NET 30–45, soit 30 à 45 jours après la fin du mois. Les revenus définitifs remontent dans le tracker avec un décalage allant de quelques heures à une semaine ou plus. Des media buyers signalent des reprises de revenus liées à la qualité du trafic, des paiements gelés et des domaines retirés. Meta n’a pas de règle spécifique contre le search arbitrage, mais sanctionne les expériences après clic de mauvaise qualité : contenu pauvre, excès de publicités et clics inutiles. En cas d’infractions répétées, l’examen peut s’étendre d’une seule publicité à l’ensemble du compte et du domaine.
Que contient la rubrique Arbitrage de recherche dans Spytrend ?
Arbitrage de recherche s’ouvre comme un mode distinct avec son propre menu : Publicités, Créations, Analytique, Sites, Dynamique et Tendances.
Publicités de search arbitrage et filtres
Le flux ressemble au flux habituel de Spytrend, avec un ensemble de filtres de search arbitrage supplémentaires en haut.
Vous pouvez filtrer par :
- N’importe quelle expression. Recherchez des mots-clés intégrés à l’URL ou trouvés sur la page.
- Site de destination. Le site sur lequel la chaîne de redirections s’est terminée lorsque notre robot a vérifié la publicité. Ce filtre utilise le domaine racine, sans les sous-domaines. Un tracker au début de la chaîne ne gêne pas la recherche : vous pouvez retrouver une publicité dont le lien pointe vers un tracker en recherchant le site vers lequel elle envoie finalement les utilisateurs. Pour les feeds Yahoo, ce sera yahoo.com, car la chaîne se termine directement sur la page de résultats de recherche.
- Thématique. Voyages, vente de voitures, soins dentaires, crédits, Immobilier, emploi, assurance et d’autres, soit 30 thématiques au total.
- Réseau. Le fournisseur de monétisation : Media.net, Cortex Media, Visymo, Tonic, Predicto, System1, CodeFuel et des comptes Google AFS individuels identifiés par leur pub-ID (le numéro d’éditeur dans AdSense).
- Monétisation. Google AFS (une page de recherche), RSOC (un article avec un bloc de recherches associées), Flux Yahoo ou Flux Bing.
- Bloc de recherche. Indique si un bloc de recherche est présent dans le code de la page.
- Lien. Indique si l’URL de la publicité mène directement à la landing ou passe d’abord par le domaine d’un tracker.
- Tracker. ClickFlare, Binom, Voluum, Keitaro ou RedTrack. Ce filtre recherche la présence d’un tracker dans toute la chaîne de redirections ; ses décomptes diffèrent donc de ceux du filtre « Lien ». Les chiffres ci-dessous expliquent cet écart.
- Vérification de la landing. Indique si notre robot a atteint la page finale. Il détecte les protections antibot (pour 85 442 publicités en septembre, soit 4 %), mais pas systématiquement : pour certains réseaux, la vérification indique « ok » alors que la capture montre une page de vérification. Examinez toujours aussi la capture d’écran.
Tous les filtres habituels sont également disponibles : pays, langue, dates, publicités actives et disparues, webmaster, annonceur et Couverture dans l’UE.
Le tri « Les plus republiées » montre quelle créa a été mise en ligne le plus de fois. Parmi les premières de septembre figurent une carte de crédit Walmart pour les seniors ayant une mauvaise cote de crédit (953 publicités utilisant une même créa), des formations en soins infirmiers pour les plus de 50 ans, des spas, des voitures saisies par les banques, le nouvel Audi Q9 et des aides à la rénovation du logement. Presque toutes s’adressent aux personnes de 50 ans et plus et portent sur l’argent. Des centaines de republications montrent qu’un sujet est largement exploité. Pour évaluer s’il peut être rentable, regardez combien de temps la créa reste active.
Analysez votre sélection de publicités de search arbitrage
Vous pouvez analyser n’importe quelle sélection à travers plusieurs blocs. La rubrique contient 2 083 080 publicités lancées en septembre, y compris les doublons d’une même créa. Seules 81 872 (3,9 %) sont actives ; 916 631 autres (44 %) sont inactives et 1 084 577 (52 %) ont disparu de Meta Ad Library. Les données ne permettent pas de savoir pourquoi elles ont disparu, mais les créas de search arbitrage ont tendance à ne pas rester actives longtemps.
Par pays, les États-Unis représentent 926 760 publicités, soit 44 % de la sélection. Viennent ensuite le Royaume-Uni (7,2 %), le Canada (6,6 %), puis la France, l’Inde et l’Allemagne, chacune autour de 4,6 à 4,7 %. Il y a 188 pays au total. Une publicité peut être diffusée dans plusieurs pays ; la somme des décomptes par pays dépasse donc le nombre total de publicités.
À côté se trouve le bloc « Par Catégories IA ». Ces catégories sont attribuées à partir de la créa elle-même, et non de ses mots-clés ; elles ne correspondent donc pas à la répartition par « Thématiques » ci-dessous. Les premières sont Automobile (186 484, 9 %), Médecine (8,2 %) et Maison et mobilier (7,5 %).
Plus bas figurent les répartitions par domaines, annonceurs (15 067), webmasters (2 434) et expressions (143 571). Pour les domaines, il faut faire une distinction. « Par domaines » comptabilise le domaine de l’URL d’origine de la publicité. On en dénombre 5 514, avec en tête track.topfindtoday.com, qui est un domaine de tracker et non un site de destination. Septembre compte 1 226 domaines de destination finaux après toutes les redirections ; le filtre « Site de destination » est le moyen le plus simple de les explorer. Les pourcentages de ces blocs sont calculés sur l’ensemble des 2 083 080 publicités de la sélection.
Les principales expressions méritent d’être parcourues manuellement. En tête en septembre, « low rent studio apartments », avec 2 813 publicités réparties sur 30 domaines. Viennent ensuite « police impound furniture », les aides pour les fournitures pour bébé, l’expression allemande « internet zuhause ohne festnetz » (Internet à domicile sans ligne fixe, 1 201 publicités sur 10 domaines), l’expression espagnole « autos propiedad del banco » (1 078 publicités sur 24 domaines), les formations en soins infirmiers soutenues par l’État pour les plus de 40 ans et l’assurance crémation pour les seniors. Quand une expression tourne sur deux douzaines de domaines, plusieurs personnes testent le sujet.
Le bloc « Réseaux » de septembre compte 125 entrées, qui couvrent à la fois des réseaux et des comptes Google AFS individuels. En tête figurent Media.net (environ 547 000 publicités, 26 %), Cortex Media (281 858, 14 %), le compte Google AFS d’Amomama Media Limited (environ 198 000, 9,5 %), Visymo (175 687, 8,4 %), un compte Google AFS dont le propriétaire n’est pas divulgué (environ 137 000, 6,6 %) et Tonic (106 837, 5,1 %). Par type de monétisation, Google AFS représente 969 193 publicités (47 %), Flux Yahoo environ 572 000 (27 à 28 %), RSOC 510 658 (25 %) et Flux Bing 31 029 (1,5 %). Media.net représente presque toutes les publicités de Flux Yahoo : environ 547 000 sur 572 000, soit 95 %.
Un bloc « Comptes » distinct regroupe les publicités par pub-ID Google. C’est utile quand le réseau est masqué : un seul pub-ID révèle toutes les publicités associées au compte, quels que soient les webmasters qui les diffusent. Certains propriétaires de comptes ne sont pas divulgués ; d’autres sont nommés, notamment Cortex Media, Amomama Media Limited, OpenMoneta LLC et SAVECKD LLC.
Une thématique est attribuée à 453 945 publicités, soit 22 % de la sélection : concentrez-vous donc sur les volumes absolus. Voyages arrive en tête avec 88 300 publicités, suivi de Bons plans shopping (50 181), Services à domicile (40 369) et Vente de voitures (36 368). Viennent ensuite l’éducation, la santé, le logement pour seniors, l’immobilier, l’emploi et l’assurance.
Un autre point sur les trackers. Pour 401 764 publicités (19 %), l’URL publicitaire mène directement à un tracker. ClickFlare est identifié dans 180 745 d’entre elles ; les 221 019 autres utilisent des domaines de tracking personnalisés que le lien ne permet pas d’identifier. Par ailleurs, 97 243 publicités ont un lien direct, mais un tracker apparaît plus loin dans la chaîne, principalement ClickFlare (72 697), Binom (18 462) et Voluum (6 069). Cela explique les différents décomptes de ClickFlare dans les deux filtres. « Lien » ne le comptabilise que lorsque l’URL de la publicité mène directement à ClickFlare : 180 745 publicités. « Tracker » vérifie toute la chaîne et ajoute 72 697 publicités où ClickFlare apparaît après la première redirection. Le total sous « Tracker » est donc de 253 442 pour ClickFlare.
Trois exemples de septembre : ce que révèle une fiche publicitaire
Chaque fiche publicitaire possède un onglet « Arbitrage de recherche ». Voici l’onglet complet de la publicité System1 présentée ci-dessous :
Le réseau et le compte AdSense apparaissent en haut à gauche, suivis des libellés de monétisation, de verdict et de tracker, ou d’une mention indiquant que le lien est direct. En dessous figurent les mots-clés intégrés à l’URL. À droite se trouvent une capture de la page sur laquelle l’utilisateur arrive, son domaine et son URL complète, un bouton pour afficher toutes les publicités qui pointent vers cette landing, et la chaîne de redirections de l’URL publicitaire jusqu’à la page finale.
Ces exemples couvrent trois setups différents : une page de recherche AFS, du RSOC System1 avec des mots-clés dans l’URL et du RSOC Tonic. Tous les trois ont tourné plus d’une journée.
Une réserve concernant les mots-clés. La fiche montre les mots-clés que le media buyer a transmis au feed dans l’URL. Leur affichage par Google dans les résultats de recherche dépend du compte du feed : sans RAF, Google les remplace par ses propres termes. Ce sont les termes demandés, sans garantie que l’utilisateur les ait vus.
Voitures saisies par les banques en espagnol : Predicto et une page de recherche AFS
La publicité de la page My happy place a été lancée le 18 septembre et est restée active jusqu’au 30 octobre, soit six semaines au total. La créa est en espagnol et 439 publicités l’utilisent dans la sélection de septembre. Le réseau est Predicto, le compte est pub-7319700424839433, la monétisation est Google AFS et l’arbitrage est confirmé.
Il y a un seul mot-clé : « autos propiedad del banco ». Ce sont les voitures saisies par les banques que l’on retrouve parmi les principales expressions. Le lien mène à d4ec23f44cce4faa.linkflux.cc, une redirection sur un domaine personnalisé ; nous n’avons pas pu identifier le tracker. Le robot l’a suivie jusqu’à familylifespace.com/asrsearch, une page de recherche dont la requête figure directement dans le paramètre search= de l’URL. La capture montre un court article au-dessus des résultats, « Camionetas Embargadas », sur les véhicules saisis par les banques pour des dettes impayées.
L’URL révèle aussi :
- account_id, campaign_id, adset_id et ad_id. Ce sont les identifiants du compte, de la campagne, de l’ensemble de publicités et de la publicité, que Meta insère via des macros au moment du clic ;
- fb_pixel_id et event=Purchase. À en juger par ces noms, la page envoie un événement Purchase au pixel, et la campagne est très probablement optimisée pour cet événement ;
- cid=ch35815+ch38307, qui semble correspondre à des canaux Predicto utilisés pour le reporting des revenus.
Au total, 18 783 publicités de la base de données pointent vers familylifespace.com.
Thérapie dans le secteur privé : RSOC System1 avec six mots-clés dans l’URL
La publicité GrannyKnows a été lancée le 24 septembre et a été vue pour la dernière fois le 13 octobre, soit presque trois semaines d’activité. Elle cible les États-Unis. Le réseau est System1, le compte est pub-3457929887116739, la monétisation est RSOC et le tracker est ClickFlare.
L’URL de la publicité mène à trk.active-begin.com/cf/r/…, soit ClickFlare sur un domaine personnalisé. Le robot a suivi la redirection jusqu’à un article sur trendyinsighthub.com/health/…. La capture de l’onglet au début de cette section montre une page RSOC classique : un article intitulé « Centres de thérapie privés : services et options », avec un auteur et une date, et un bloc de recherches associées sous le premier paragraphe.
Il y a six mots-clés, tous sur le même sujet : « private therapy centers near me », « private practice therapy near me », « private clinics for depression and anxiety », « therapy services near me », « depression treatment near me » et « treatments for depression and anxiety near me ».
L’URL finale est particulièrement utile. Elle contient exactement les paramètres que System1 décrit dans sa documentation partenaire :
- forceKeyA, forceKeyB et ainsi de suite : chaque mot-clé a son propre paramètre ;
- segment=rsoc.trendyinsighthub.001 : le segment de trafic ;
- headline et un ensemble de paramètres s1p… pour les données de campagne ;
- click_track_url avec une URL de postback à laquelle System1 envoie le clic accompagné de son mot-clé.
Si vous mettez en place une intégration System1, vous avez ici un exemple en production de la manière dont quelqu’un d’autre l’a réalisée.
Il y a aussi un risque lié aux règles publicitaires à prendre en compte. La santé mentale relève de la politique de Meta sur les attributs personnels : la créa ne doit pas laisser entendre que la personne qui la voit souffre de dépression. Le titre neutre utilisé ici, « Vous vous renseignez sur la thérapie dans le secteur privé ? », n’est pas un hasard.
Prêts Cash App : RSOC Tonic sans mots-clés dans l’URL
La publicité Zenith & Angle a été lancée le 16 septembre et était encore active le 2 novembre, plus de six semaines après. Elle cible les États-Unis. Le réseau est Tonic, le compte est pub-1902826156353358, la monétisation est RSOC et le lien est direct.
L’article sur intuitionlink.com/en/articles/… traite des prêts Cash App avec remboursement sur six mois. La fiche ne contient aucun mot-clé, ce qui est normal : Tonic ne transmet pas de mots-clés dans l’URL et sélectionne lui-même les résultats de recherche. L’URL contient site=rsoc, network=facebook, tonicId, adtitle avec le titre de l’article, ainsi que subid2–subid4 avec les identifiants de l’ensemble de publicités, de la campagne et de la publicité. Tonic renvoie le mot-clé dans le postback ; il n’est donc pas visible de l’extérieur.
La fiche indique qu’un bloc de recherche est présent dans le code de la page. Au total, 73 416 publicités de la base de données pointent vers cette landing.
Voici la comparaison des trois liens :
| Predicto | System1 | Tonic | |
|---|---|---|---|
| Monétisation | Google AFS, page de recherche | RSOC | RSOC |
| Ce que révèle l’URL | La requête complète dans l’URL de la page (search=) | Six mots-clés, chacun dans son propre paramètre forceKey | Uniquement le titre de l’article (adtitle) |
| Tracker | Redirection personnalisée sur linkflux.cc | ClickFlare sur un domaine personnalisé | Aucun, lien direct |
| Durée d’activité | Six semaines | Presque trois semaines | Plus de six semaines |
Le feed détermine quelle part du setup d’un concurrent vous pouvez réellement voir.
Sites, activité quotidienne et tendances des mots-clés de search arbitrage
Sites. Un annuaire de sites de search arbitrage vers lesquels pointent au moins 500 publicités. Pour chaque site, vous pouvez voir le trafic mensuel, la part du trafic payant, la croissance, les pays, les catégories, les créas, le nombre de publicités de search arbitrage et la relation entre la publicité Facebook et le trafic. Vous pouvez masquer les sites intermédiaires d’un clic. La capture montre le trafic de septembre 2026, tandis que le nombre de publicités porte sur l’ensemble de l’historique. En tête figure path-2-career.com, avec 288 000 visites en septembre et plus de 383 000 publicités de search arbitrage qui pointent vers lui. Avoir plus de publicités que de visites n’est pas une erreur. Le nombre de publicités inclut tous les doublons sur l’ensemble de l’historique : il mesure le volume de publicités qui pointent vers un site, pas le nombre de personnes qui l’ont visité. Les chiffres de trafic sont des estimations, et l’interface signale une faible précision pour certains sites.
Dynamique. L’activité quotidienne des publicités de search arbitrage par réseau, compte, thématique, pays et selon les autres répartitions. Vous pouvez les comptabiliser selon leur date de lancement ou la date à laquelle nous les avons trouvées. En haut, « Pouls de la période » indique les parts du premier réseau, du premier pays et des publicités dont le webmaster est identifié. Cliquer sur un nom filtre la page ; la flèche ouvre les publicités correspondant à cette valeur pour la période. Dynamique couvre environ les 40 derniers jours ; la capture montre donc la période du 11 au 30 septembre : 1 985 419 publicités, 14 688 annonceurs et 1 218 sites, avec 26 % sur Media.net et 44 % ciblant les États-Unis.
Tendances des mots-clés. Les expressions dont le nombre de publicités augmente par rapport aux sept jours précédents. Les nouvelles expressions, totalement absentes de la période précédente, sont affichées séparément. Pour chaque expression, vous pouvez voir combien d’annonceurs et de sites ont commencé à l’utiliser. Les filtres portent sur le pays, le réseau et la thématique.
La dernière semaine de septembre, « pay monthly phone » arrivait en tête : son nombre de publicités est passé de 82 à 676, avec 59 pages d’annonceurs utilisant l’expression. À la troisième place figurait la nouvelle expression « no win no fee sexual harassment attorneys ». Elle n’avait aucune publicité la semaine précédente, puis a atteint 459 publicités provenant de 27 annonceurs.
Comment analyser les publicités de search arbitrage dans Spytrend
Commencez par votre feed plutôt que par les tendances. Un media buyer travaille généralement avec un ou deux feeds auxquels il a accès et ne peut reproduire que les setups utilisant ces feeds. Un setup System1 a peu d’intérêt si votre compte est chez Tonic.
- Dans le flux publicitaire de la rubrique, réglez « Réseau » sur votre feed, choisissez votre pays et sélectionnez « Actives ». Vous voyez ainsi ce qui tourne actuellement et ce que vous pourriez, en principe, reproduire.
- Ouvrez « Analytique de la sélection ». « Thématiques » et « Expressions » montrent ce qui tourne sur ce feed dans ce pays. « Comptes » et « Webmasters » vous aident à voir combien d’acteurs sont impliqués.
- Allez dans « Tendances des mots-clés » avec le même réseau et le même pays. Examinez les expressions en hausse et les nouvelles expressions, ainsi que le nombre de pages et de sites qui les utilisent. Dans Spytrend, un annonceur correspond à une page Facebook, et les équipes de search arbitrage diffusent une même créa depuis des dizaines de pages : vingt pages peuvent donc appartenir à une seule équipe. Vérifiez aussi le nombre de sites utilisant l’expression et les webmasters dans Analytique : si une expression tourne sur différents sites via différents webmasters, plusieurs personnes la testent.
- Cliquez sur « Ouvrir les publicités » pour une expression et triez par « Les plus republiées ». De nombreux doublons signifient que le sujet est largement exploité. Une longue durée d’activité combinée à de nouveaux doublons suggère que le sujet n’a pas été abandonné. Mais les budgets publicitaires et les revenus ne sont pas visibles : cela indique un intérêt, pas une rentabilité prouvée. Pour les pays de l’UE, le filtre « Couverture dans l’UE » montre aussi combien de personnes la publicité a réellement touchées.
- Dans l’onglet « Arbitrage de recherche », relevez les mots-clés, les paramètres d’URL, le tracker et les événements du pixel, puis examinez la capture de la page. « Toutes les annonces avec cette landing » montre les autres créas qui pointent vers cette page.
- Dans « Sites », examinez le site auquel appartient la page : son trafic et le lien entre ce trafic et la publicité Facebook.
- Dans « Dynamique », vérifiez les derniers jours pour une expression ou une thématique afin de voir si l’activité augmente ou diminue. Les mots-clés de search arbitrage ne restent pas pertinents longtemps ; une vue mensuelle vous renseigne donc peu ici.
Spytrend n’affiche pas le revenu par clic ; seuls le media buyer et le feed le connaissent. La rentabilité ne peut donc être évaluée qu’indirectement, à travers la durée de vie des créas, le nombre de sites et de webmasters utilisant une expression, et le volume. Ce sont des signaux indirects, rien de plus.
Ne copiez pas mot pour mot l’article de quelqu’un d’autre. Google vérifie désormais la cohérence entre la créa, le contenu et les mots-clés, et les infractions aux règles s’accumulent sous forme d’avertissements. Utilisez la rubrique pour étudier des idées, des mots-clés et des angles créatifs, puis construisez votre propre page.
Ce que la rubrique Arbitrage de recherche ne montre pas
Voici ce qu’il faut savoir avant de payer :
- Pas de revenus, de RPC ni de budgets. Les pays de l’UE disposent de données de couverture ; pour les autres pays, il n’y a que les dates, les statuts et les nombres de doublons ;
- Pas de résultats de recherche Google réels. Vous voyez les mots-clés que le media buyer a transmis au feed dans l’URL ; ce que Google a affiché dépend de RAF ;
- Pour certains réseaux, la capture de la landing peut montrer une page antibot ;
- L’historique est court : la collecte complète a commencé en septembre 2026, et « Dynamique » couvre environ les 40 derniers jours ;
- Il n’y a qu’une seule source : les publicités Meta.
Tarifs de la rubrique Arbitrage de recherche
Arbitrage de recherche est disponible en option avec tous les abonnements Spytrend et fait l’objet d’une facturation distincte. Trois formules sont proposées :
- Rubrique : 249 $/mois pour accéder à la rubrique sur le site ;
- Rubrique + MCP : 499 $/mois, avec en plus l’accès aux données d’Arbitrage de recherche via MCP (Model Context Protocol, qui connecte les données aux agents IA) ;
- Annuel avec MCP : 4 500 $/an, soit 25 % de moins que 12 mois de « Rubrique + MCP » à 499 $/mois, pour une économie de 1 488 $.
Accéder à la rubrique : spytrend.com/search-arbitrage/
Lire la suite : comment choisir les setups de search arbitrage à tester — Partie 2